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Patrice Robitaille
Joueur étoile


Par Toby Leclerc

Au cinéma, cet été, Patrice Robitaille devient l'entraîneur de baseball d'une équipe de jeunes sans grand talent mais pleins de bonnes intentions. Encore un coup de circuit pour l'invincible acteur!

Un Été sans point ni coup sûr , dernier opus signé par Francis Leclerc, se tient à Montréal, durant l'été 1969. Alors que les Expos commencent tout juste à jouer dans les ligues majeures, un garçon de 12 ans (Pier-Luc Funk) ne rêve que de baseball. Entouré d'une ribambelle d'enfants, il passe ses journées sur le terrain sous les bons conseils de son père qui comble aussi le rôle d'entraîneur (Patrice Robitaille). Malheureusement, le rêve des jeunes d'accéder à l'équipe supérieure sera compromis par un autre coach, très sévère (Roy Dupuis).

Un fan de baseball
«J'avais lu le livre de Marc Robitaille et je l'ai vraiment adoré, se souvient Patrice. Sans même savoir s'il y avait un projet de film dans l'air, je me suis dit que cette histoire ferait un excellent scénario. Deux ans plus tard, Francis m'a appelé pour me demander d'auditionner pour le rôle du père. Je n'ai pas hésité une seule seconde!»

Bien que son personnage ne soit pas exactement un passionné de baseball, Robitaille affirme que d'avoir fait partie d'une œuvre qui avait ce sport pour décor, a été une expérience des plus agréables: «Je suis un grand fan de sport, et surtout de baseball! Je trouve que c'est un jeu magnifique.  Quand j'étais enfant, j'y jouais d'ailleurs souvent. Pouvoir participer à un film dont on connaît aussi bien le sujet, c'est merveilleux!»

Rêves d'enfants
Mais, bien que le terrain, les coups de bâton et les courses occupent une grande partie d' Un Été sans point ni coup sûr , le sport n'est pas toujours mis au premier plan. «Pour moi, dans ce film, le baseball est plus un prétexte qu'un thème principal. C'est bien plus un drame humain qu'un drame sportif, souligne Robitaille. C'est une histoire de famille, de rêve, d'ambition, d'enfance…»

La présence de tous ces jeunes sur le plateau de tournage semble d'ailleurs avoir enchanté l'acteur. «C'est ça la beauté de mon travail: c'est un métier de rencontres et ce, peu importe l'âge de mes collègues. Dans ce cas-ci, ce fut extrêmement stimulant d'être entouré de jeunes dont la plupart n'avaient jamais fait de cinéma. Comme c'était leur première expérience, ils dégageaient une énergie vraiment contagieuse.»

Morin, Falardeau, Villeneuve...
Parlant de rencontres, Robitaille souligne que celles qu'un acteur fait avec des réalisateurs sont tout aussi importantes que celles qu'il fait avec des acteurs. «Avec Francis (Leclerc), on avait fait quelques films improvisés dans le cadre de soirées d'impro dans les années 90. Ce film m'a permis de renouer avec lui. Et c'était vraiment enrichissant.» Y a-t-il d'autres réalisateurs avec lesquels l'artiste rêve de travailler? «Au Québec, il y en a tellement! J'adore le travail de Robert Morin et celui de Philippe Falardeau aussi. J'aime également Denis Villeneuve et sa signature si particulière. Ils ont tous énormément de talent. Et il y a plein de jeunes qui ne font que commencer mais qui ont plein d'idées et d'ambition.»

Une année remplie de coups sûrs
Patrice Robitaille ne chôme pas. Théâtre, cinéma, télévision… Tous les médiums sont bons pour lui! Dans les mois qui suivront, l'acteur ne compte guère abandonner son circuit toujours bien rempli. «Au cinéma, je joue un caméo dans Cadavres d'Erik Canuel, avec Patrick Huard et Julie LeBreton, et dont la sortie est prévue pour octobre. J'ai aussi fait partie du tournage du dernier projet de Ken Scott, Les Doigts croches , qui a notamment eu lieu en Argentine. Du côté de la télévision, Les Invincibles , Les Boys et Miss Météo reviennent encore. Finalement, je vais être au théâtre en novembre dans Le retour d'Harold Pinter . Il s'agit de la deuxième pièce de la saison au TNM. Ça faisait longtemps que je n'étais pas monté sur les planches, donc je suis d'autant plus content!»


À voir la bande-annonce du film Un Été sans point ni coup sûr , on serait tenté de croire que l'opus de Francis Leclerc s'adresse d'abord et avant tout aux jeunes spectateurs. Mais, même si les enfants sont omniprésents dans l'œuvre, Robitaille assure qu'il ne faudrait surtout pas la classifier dans la catégorie de «film pour enfants». «Pour moi, c'est un film pour tous, atteste-t-il. Un film que les parents et les enfants iront voir ensemble, sans que personne n'ait l'impression de se sacrifier pour la cause…».


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